Chroniques
Critique CD : Lana Del Rey

Critique CD : Lana Del Rey

Rédacteur en chef du Voir Ottawa-Gatineau et du Ottawa XPress, Guillaume Moffet vous donne rendez-vous à rubytfo.tv tous les vendredis, pour une dose hebdomadaire de critiques musicales. Parfait pour les oreilles en quête de nouveautés!

Lana Del Rey
Born to Die
(Interscope)
 
Cote: 6 Ruby sur 10
 
La demoiselle Del Rey a fait couler beaucoup d’encre depuis la fuite de son premier extrait – qui s’est rapidement converti en succès viral – Video Games. Qui se cache derrière cette sombre mais magnifique ballade? Del Rey s’avère une artiste ou une Barbie préfabriquée? Et que dire de ses lèvres botoxées?

Or, il s’est développé un tel mysticisme sur la Toile au fil des derniers mois, les plus pithiatiques conférant à Del Rey le statut de nouvelle ingénue de la chanson indé-pop américaine, qu’il était presque inévitable d’être déçu à l’écoute de Born to Die, le premier album de la chanteuse de 25 ans. Oui, bien cruelle déception.

Parce que les amuse-bouches musicales Born to Die et la susmentionnée Video Games, deux ballades aux cordes dramatiques et au chant sombre et terriblement incarné, suggérait effectivement une artiste singulière, qui s’incarne dans la tradition des chanteuses sixties Nancy Sinatra et Dusty Sprinfield.

Si ce n’était que de cinq ou six fabuleux titres, on aurait crié au génie. La sauce étant diluée sur 15 titres, on atrophie rapidement cette singularité qui faisait en sorte que Del Rey détonnait tant des autres superwoman qui se vautrent dans la surenchère : Beyoncé, Katy Perry, Lady Gaga…

Le pire survient quand Del Rey joue les midinettes effarouchées, comme sur la mièvre Off To the Races: «Light of my life, fire in my loins / Be a good baby, do what I want». À d’autres endroits, la chanteuse se fait l’émule d’autres artistes, toutes plus intéressantes – et douées – qu’elle. Un tel sentiment survient à l’écoute de Million Dollar Man, sa ballade langoureuse de bars enfumés recoupant un peu trop à notre goût Shadowboxer par Fiona Apple, nous rappelant du coup que cette dernière lancera un nouvel album sous peu.
 
La plupart des paroles évoquant un amour indéfectible – «It’s you that I adore, though I make the boys fall like dominos» - envers un homme, Born to Die s’avère une proposition bien monochrome et unidimensionnelle pour une artiste sur qui tant s’est dit, tant s’est écrit, une artiste sur qui on a fondé tant de fantasmes.
 Bref, l’équivalent musical d’un épisode de Gossip Girls ou d’une branlette rapide avant un rendez-vous. Ça fait la job, mais le plaisir qui en découle en est un éphémère et terriblement vain.

Ajouté le : 3 février 2012

Étiquettes : Musique

Partager ce billet :
À VOIR AUSSI
Où prendre un verre : Absinthe Café
Chroniques

Où prendre un verre : Absinthe Café

17 mai 2012

Ruby vous propose l'Absinthe Café comme endroit où prendre un verre bien unique!

Étiquettes :
Où prendre un verre : The Standard
Chroniques

Où prendre un verre : The Standard

10 mai 2012

Ruby vous propose le Standard comme endroit où prendre un verre à Ottawa!

Étiquettes :
Critique CD : Norah Jones - Little Broken Heart
Chroniques

Critique CD : Norah Jones - Little Broken Heart

5 mai 2012

Guillaume Moffet nous parle du plus récent album de Norah Jones.

Étiquettes : Musique

CALENDRIER
D'ÉVÉNEMENTS

Mai '12
D L M M J V S
1 2 3 4 5
6 7 8 9 10 11 12
13 14 15 16 17 18 19
20 21 22 23 24 25 26
27 28 29 30 31

SONDAGES

Un Watermelon Fizz au Standard est concocté à base de quels trois ingrédients ?

NUAGE D'ÉTIQUETTES